jeudi 22 mai 2008

Chronique de la "grève générale" (depuis mon appartement)

Hier Mardi, à Casablanca, les rumeurs les plus folles circulaient au sujet de la grève générale annoncée par la CDT pour aujourd'hui Mercredi 21 mai 2008.
Lenin
"Ce matin le chauffeur de taxi m'a dit que ce serait aussi sanglant que les émeutes du pain en 81..."
"Ah ouais? Ben moi j'ai entendu dire que des gars de Adl Wal Ihsane (NDLR: je sais pas quel lien avec la grève...) étaient passé chez les épiciers pour les prévenir de ne pas ouvrir!"
"De toute façon y'aura pas de taxis ni de bus, et si quelqu'un a une voiture il ferait mieux de la mettre à l'abri pour pas se la faire "caillasser". " (N'exagérons rien...)
"Moi je ne tiens pas à risquer ma vie (wayli...), je sors pas de chez moi" (une de mes professeurs).

Bon, c'est vrai qu'à force d'entendre tout le monde paniquer, tu te dis qu'il vaut mieux pas tenter le diable. Restons chez nous. On sait jamais, une grosse manif qui passe dans Zerktouni en bas de chez moi, et moi pauvre fille à papa et femme à mari gentille et innocente (ces rictus ne m'atteindront pas, car la bave du crapaud n'atteint pas le raisin qui sont trop aigres, or whatever), je pourrais me faire agresser par la foule déchaînée.

Je passe chez Acima, achète du Häagen-Dazs. Ben quoi, je suis gourmande j'aide au fonctionnement de l'économie. Je passe aussi chez le coiffeur pour me faire rafraîchir ma coupe de cheveux, (on sait jamais, ils pourraient interdire les coiffeurs parce qu'ils sont trop chers...), m'achète quelques DVD (le piratage, c'est mal) et suis sur le point de passer faire un stock de crème hydratante à ma para préférée quand je freine sec et me dis: Zut alors, l'angoisse pousse vraiment à la consommation!

Aujourd'hui, je fais donc la grasse mat' jusqu'à 07h29 (ne me rappelez pas cet épisode douloureux de ma vie), me lève, mange mes Chocos, mon Häagen-Dazs, matte mes dvd's, me fais des pâtes, les mange (doucement pour savourer, le prix du blé à flambé...). Je perçois le silence dans la rue comme inquiétant, le manque de klaxons dans une des plus grosses artères de Casablanca me fait flipper... brrr! Je comate dans mon lit, baignée dans un bonheur insouciant.

Quand soudain, des hurlements éclatent!! c'est la fureur populaire qui est venue se venger!! J'en étais sure, j'ai exagéré avec le Häagen-Dazs, quelqu'un a du me voir !

"ouik ouiiik a 3ibad llah!! oh ciel que se passe-t-il!!"




C'est le match Manchester-Chelsea , m'informe mon envoyé spécial de Marrakech (mouah).

Oui, tout s'explique. C'est pour le match qu'ils hurlent.

Finalement, les gens s'en foutent de se mobiliser pour leur pouvoir d'achat, mais pour un match, alors là, ils ont la forme, et les cordes vocales au top de leur puissance (malheureusement pour mes oreilles).

PS: truc étrange: on est au Maroc, (à Casa, ville pas hispanophone pour deux sous), une équipe anglaise vient de gagner un match, et pourtant j'entends des gens qui hurlent à tue-tête "Campeooones, campeoooones, olé olé olééééé"? Je dirais bien "ouais c'est des supporters de foot les pauvre, faut pas trop leur en demander", mais bon... c'est un jour de grève, solidarité camarades, olé olé!

Pfiou.


NDLR (j'aime bien, ça fait journaliste): Il est triste que je sois obligée de le préciser, mais il s'agit d'un commentaire humoristique de l'actualité. Si c'est trop demander à certains que de faire preuve d'un sens du second degré, eh bien je ne retiens personne (sauf les gens rigolos, youpi). J'écrirai des articles sérieux si ça me chante, et des déconnades totales quand ça me chante aussi. Na.

mardi 04 mars 2008

Mon nouveau coup de coeur

Je suis complètement tombée sous le charme d'un blog-dessiné. (et oui, au cas où vous vous poseriez la question, je compte faire comme si de rien n'était et comme si je n'avais pas déserté mon blog pendant des siècles).
Ce blog c'est celui de Pénélope Jolicoeur.
Elle dessine bien, elle est drôle, et elle parle de tous ces petits soucis quotidiens qui font que nous sommes des filles...

penelope

Voilà, je voulais partager ce petit bout de bonheur, moi personnellement j'adore :) Amusez vous bien, et attention, c'est très addictif!!

lundi 17 déc. 2007

My name is colonel Khaddafaï!

Une superbe trouvaille sur le net, cette vidéo:

Je ne connaissais pas du tout "la chanson du dimanche", mais là je me payée une bonne tranche de rigolade :)

Ils ont très bien résumé la visite de Khaddafi en France, et l'humour gentiement décapant, c'est en prime!

I wanna buy, I wanna buy
I wanna buy chateau de Versailles
I wanna buy, I wanna buy
My name is colonel Khaddafaïï,
I wanna buy...

*soupir*


samedi 21 avr. 2007

Talons aiguilles et coeur brisé.

Un post intéressant chez Sofiane, qui nous explique et discute une théorie selon laquelle manger du chocolat apporte plus de plaisir qu'un baiser langoureux (on aura tout entendu!), m'a laissée perplexe. Jusqu'où iront les scientifiques? Comment peut-on comparer un phénomène purement chimique, et des émotions? Dois-je en déduire que certaines personnes n'éprouvent aucune émotion, seulement du plaisir chimique, quantifiable en hausse de l'activité cérébrale?
Bref, après avoir lu ce post, je me suis dit que moi aussi je pourrais me transformer en scientifique du dimanche (on est samedi, je sais).
Alors préparez vous à me lire (ou pas) sur le sujet suivant:

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Porter de nouvelles chaussures très serrées avec des talons très hauts et très fins apporte-t-il plus de douleur (et d'ampoules aux pieds) qu'une rupture sentimentale après une très longue relation amoureuse?

Effectivement, c'est une bonne question, car toutes celles qui ont déjà expérimenté les deux (oui celles, car je pars du principe que les critères de la chaussure décrite ci dessus en font une chaussure de femme), je disais donc toutes celles qui ont déjà expérimenté les deux savent que chacune de ces expériences apporte énormément de douleur. La question est donc de savoir quelle expérience en apporte le plus (de douleur). Pour répondre à cette question, nous décrirons d'abord chacun de ces traumatismes, puis nous établirons une comparaison entre les deux. (Le fait que j'annonce un plan ne veut pas dire que j'y adhèrerai, d'abord c'est mon blog, et pis j'y écris c'que j'veux, en plus, na!).

Lors d'une rupture (généralement lorsqu'on n'est pas à l'origine de la décision de rompre), on éprouve une "foultitude" de sentiments, difficiles à disséquer en raison de l'ambiance tragico-pathétique qui règne dans notre petite tête à ce moment-là. Mais pour schématiser, disons qu'il peut exister deux cas-type de réaction à la rupture:
-"Ah ouais? eh ben vas te faire fo*tre, connard, enfoiré, raclure de bidet!" On s'énerve, on claque une porte (ou alors on claque le connard sus-mentionné), on jure qu'on ne ressortira plus avec un mec, on se reconverti en lesbienne et/ou en féministe.
-"Mais enfin, Jason, comment peux-tu me faire cela, moi qui t'aime tant? Et dire que je porte l'enfant de ton demi-frère, j'ai besoin de toi, ne me quitte pas mon chéri, je t'en prie. Rhett, you can't leave me i know you love me". Enfin bref, vous saisissez le tableau que je vous dépeints (si subtilement, il est vrai, mais faites un effort!). On pleure, on supplie, on cajole, on pleure, on flingue des camionnées de paquets de kleenex, on s'appitoie sur notre sort, pauvre de nous, on ne demandait qu'à l'aimer et se faire aimer de lui, le pauvre, il doit sans doute avoir des circonstances très dures (à ce moment-là, on ne se doute pas une seconde qu'être un connard qui ne peut pas voir toute notre beauté splendide ne constitue pas une circonstance très dure. Quoique, est-ce que c'est dur d'être un connard, ou alors facile vu que généralement on ne se rend pas compte qu'on en est un?)
Bref, dans l'option numéro deux, on a encore plus mal que dans l'option numéro un, vu qu'on porte notre blessure en bandoulière et on se fout la honte ridiculise, tout le monde a pitié de nous, ce qui fait mal (généralement après coup), ou alors tout le monde se moque de nous, ce qui fait mal (généralement sur le coup).

Alors passons maintenant à la douleur des chaussures toutes neuves très serrées, aux talons très hauts et très fins. Lorsqu'on porte ce genre de chaussures (en général une seule fois, sinon on peut être internée en hôpital psychiatrique pour masochisme hautement destructeur, représentant un danger pour nous même et pour autrui) (et aussi parce que si on les porte une deuxième fois, elles sont plus neuves, pardi!), on éprouve une douleur de deux ordres:
-La douleur physique: Les chaussures, ça mord les petons.
Ca fait très mal, et ça cause ce qu'on appelle communément des ampoules. D'ailleurs on ne voit pas pourquoi ça s'appelle des ampoules, vu que c'est loin d'éclairer notre humeur. On boîte, on claudique, on marche comme Lucy l'australopithèque, enfin bref, on est très loin de l'image de glamour qu'on se voyait déjà offrir lorsqu'on a décidé de dépenser l'équivalent d'un mois de salaire dans une paire de chaussures.
- Cette douleur physique affecte également notre humeur: On devient aussi aggressive qu'un chien enragé. Lorsqu'un inconsicent a le malheur de nous dire bonjour, on lui aboie "Non mais ça va pas de me parler comme ça? Pour qui tu te prends, là? Tu veux mon poing sur la gueule/mon pied au cul?"
De plus, on se sent tellement ridicule avec notre démarche de Lucy in the sky with diamonds la boîteuse, qu'on en devient paranoïaque. Le moindre regard et on s'imagine que tout le monde se moque de nous, on entend quelqu'un rire et on s'imagine tout de suite que c'est de nous (et ce même si l'individu en question est assis devant un épisode de Friends). C'est sans doute le cas de toute manière, mais en avoir conscience de façon aussi précise fait encore plus mal.

Voilà, vous devriez maintenant bien vous souvenir (ou imaginer si vous êtes un garçon, veinard!) de ces deux douleurs bien distinctes, passons à présent à la comparaison.

Pour ce qui est des points communs, les deux douleurs semblent affecter le moral de la personne:

1) Perte de confiance en soi:

rupture: oui, "plus personne ne voudra de moi je ne vaux rien je suis trop nulle je me demande même pourquoi il est sorti avec moi pour commencer tiens je vais me goinfrer de chocolat"

morsure de chaussures: oui, "j'ai l'air trop ridicule avec ma démarche claudiquante les gens doivent me prendre pour un clown/une alcoolique/une cocaïnomane je ne vais plus sortir de chez moi"

2) paranoïa aigüe:
-rupture: "pourquoi elle me regarde comme ça, elle? elle croit que j'ai besoin de sa pitié? non mais ho on aura tout vu dis donc", pense-t-on en voyant une passante passer (comme son nom l'indique) devant nous.
-morsure de chaussures: "pourquoi ils rigolent les deux adolescents boutonneux? ils rigolent bien de voir une pauvre dame âgée (de vingt ans moins le quart) boitiller devant eux! bande de mal élevés, vous verrez les malheurs et les mauvais sorts que vous réserve la vie, à vous aussi. J'espère que vous serez chauves à trente ans et que tous les poils que vous perdrez de la tête repousseront sur vos sourcils, oreilles et narines." pense-t-on en voyant deux adolescents innocents (enfin bon, dans la limite du possible), ricaner bêtement en feuilletant un play-boy.

Pour ce qui est de l'effet physique de la chose, nous introduirons une nuance.

1) Il semblerait effectivement que dans le cas de la rupture sentimentale, le moral déteint sur le physique: on se sous-estime, on arrête de se maquiller, de prendre soin de sa plastique de rêve (qui vire donc au cauchemar) et on ne porte plus que des sweat-shirts difformes, ce qui nous donne à notre tour l'air d'être difformes (comme généralement on a soigné son coeur au chocolat, ça peut être plus qu'une impression).

2) Tandis que dans le cas des chaussures, le physique détériore le moral... On a une horrible ampoule (ou plusieurs) qui nous gâche la vie, on saigne, on boîte et on a une démarche peu élégante, comme nous l'avons décrite plus haut. Difficile de se sentir belle, sexy, glamour, distinguée... bref vous voyez ce que je veux dire. On rentre la tête dans les épaules et on remonte les épaules autour de la tête de façon à cacher ses oreilles, on baisse les yeux et on marche comme un ouvrier du bâtiment (je n'ai rien contre ce métier, mais vous conviendrez qu'il y a mieux pour séduire la gent masculine, sauf si cette gent masculine s'appelle les Village People).

Voilà, donc nous avons (brillamment) démontré que si une rupture sentimentale et porter des chaussures "trop neuves trop serrées aux talons trop hauts et trop fins" apportent de la douleur physique et psychique à la fois, il importe tout de même de ne pas exagérer et garder les choses dans leurs proportions. Une rupture peut laisser des traces à vie, surtout après une très longue relation, tandis que des ampoules aux pieds avec quelques compeed et une bonne pédicure, c'est oublié en quelques jours.

Et sans déconner, je n'ai jamais vu quelqu'un se saoûler/abuser des chocolats/s'ouvrir les veines après avoir attrapé des ampoules aux pieds.

A bon rigoleur, salut!

mardi 17 oct. 2006

Une Tangéroise à Casablanca

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Nous y voilà... Casablanca, mon challenge.

Mon nouveau départ, en quelque sorte. Je suis installée, je reprends ma vie d'étudiante (presque) là où je l'avais laissée il y a près de six mois. Je vis seule dans un appart trop grand pour moi, aux murs violets couverts de glaces.
Depuis mon installation à Casablanca, j'ai rencontré des gens hum... fascinants.
Un chauffeur de taxi m'a dit "tu m'as l'air trop polie et ta façon de parler est trop gentille, tu n'es sûrement pas d'ici?" (sic)
Un plombier m'a demandé de ne pas gratter une tuyauterie avec le couteau car ça le faisait grincer des dents (re-sic)...

Enfin bref, estimons que ce ne sont là que des dératés exceptions.

Mais quand on y pense, il est vrai que cette ville est... singulière.

Un soir, je suis sortie comme une automate de chez moi, et dans ma recherche éperdue du Café Hafa, tout ce que j'ai trouvé est un lieu étrange appelé Brioche Dorée, tout tapissé de bois, et où les serveuses sont trop paresseuses pour venir prendre les commandes aux tables des clients. Avant de sortir, j'ai fait mes habituels étirements pour les montées et descentes de collines, mais une fois à l'extérieur, quelle ne fut pas ma consternation en constatant que je me trouvais dans une ville... plate. Horreur et consternation! Comment donc, pas de montées escarpées qui donnent des crampes aux mollets, pas de descentes raides où, le vent aidant, on manque de se laisser rouler?

Que nenni, ni vent ni colline, pour ma nouvelle vie citadine! (mademoiselle se sent l'âme d'une poétesse, ce soir).

Les gens fument des cigarettes qu'ils achètent prêtes à fumer, et la rumeur veut qu'elles ne contiennent que du tabac (et les habituels carburants pour avion), mais aucune trace de chanvre indien, Cannabis indica pour les scientifiques, Hasch pour les ahuris, et Hiya pour les Tangérois... Etrange peuplade que voilà! (Enfin, mon esprit me souffle que je serais bien inspirée de cesser mes délires sur les substances illicites avant de m'attirer des soupçons infondés...)

Après une installation cahotique (plombier qui grince des dents au moindre bruit métallique, installateur de parabole qui met trois jours à accomplir un boulot de deux heures, etc.), vint le moment tant attendu de ma rentrée...

Me voilà devant Comsup', à me demander comment je vais bien pouvoir m'arranger pour sympathiser avec tous ces gens qui se connaissent déjà tous entre eux et qui n'attendaient qu'une occasion pour me sauter à la gorge (ou du moins avais-je réussi à m'en persuader).
Petit à petit, je réussi à parler, d'abord au corps enseignant (c'est plus facile, ils nous posent des questions), puis aux autres étudiants (là c'était moins évident, il faut les forcer à écouter, et sans utiliser la violence physique svp...).
Bref, ce n'est pas pour partir avec un point de vue biaisé dès la rentrée, mais ma préférence va nettement vers la culture publicitaire, les sciences sociales et l'introduction à la communication... J'ai toujours été de ces élèves qui laissent leur opinion de la matière être influencée par leur appréciation du professeur qui la dispense (aïe, je vais être jugée pour fayottage).
Je pars néanmoins avec un état d'esprit très positif pour cette nouvelle année inchalah, qui représente pour moi un nouveau chapitre de ma vie, et un tournant décisif.

Alors je laisse derrière moi la grisaille et l'ennui plat de Menton, l'ennui assommant des cours de droit constitutionnel, et la déprime terrassante! A moi Casablanca, mes nouvelles études, et un avenir prometteur inchalah! (oui, nouvelle résolution: me jeter des fleurs le plus souvent possible)

mardi 18 juil. 2006

Soirée branchée à Marrakech

                                                            Sans_titre1 *



Parfois, dans la vie, on se retrouve contre notre volonté assise en boîte, trop fatiguée pour danser, à regarder le spectacle qu'offre la faune de la boîte d'un oeil morne. Puis on se dit: " faisons contre mauvaise fortune bon coeur, voilà une opportunité exceptionelle d'étudier minutieusement la jeunesse marrakchie dans toute sa bizarrerie déchéance splendeur!" Alors, observons!

une fille vêtue d'une robe blanche sexy ultra moulante se déhanchait langoureusement près de ce qui semblait être... sa mère
une lycéenne avec le forfait minijupe+décolleté, juchée sur une table se frottait soigneusement à un jeune mâle, tout en essayant en même temps de montrer sa petite culotte à toute la piste, pendant que ledit mâle, derrière elle, mimait avec une élégance rare une fessée.
un monsieur, perché sur la table d'en face, imitait la démarche qu'aurait eue la progéniture d'une araignée de mer et d'un mammouth, ou alors il dansait, je ne saurais dire avec certitude...
un gars, en plein coeur de la piste, vêtu d'un treillis militaire et d'un t-shirt noir moulant se démenait comme si un petit farceur lui avait glissé une poignée de poil à gratter dans le dos
une jeune demoiselle s'efforçait de reproduire la danse ultra sexy de Shakira (vous savez, celle dans "la tortura" avec les mains qui se balancent derrière les fesses), sauf que sur elle, ça ressemblait à un gorille aux bras trop longs, qui essayait désespérément de se gratter les fesses, mais qui n'avait pas encore découvert la magie du coude pliant.
l'action man au poil à gratter, qui s'était visiblement envoyé quelques rails (de chemins de fer, bien sûr!) tentait à présent de se mordre l'omoplate gauche, tout en tortillant au son de la musique.
la fille qui dansait avec sa maman, avait jeté son dévolu sur un nouveau cavalier... le serveur de notre carré...
un autre serveur souffrait du syndrôme de celui-qui-croit-que-c'est-lui- qui-met-l'ambiance-dans-la-boîte-avec-sa-main, sauf qu'en plus, il se croyait à une concert de Lorie et agitait frénétiquement un briquet à bout de bras, jusqu'à ce qu'il se brûle la main et réalise que ce n'était pas tout à fait une idée brillante
la fille à la mini, se rendant compte qu'un gars bourré au dernier tabouret du bar n'avait pas encore vu sa culotte, pleine de bonne volonté de partage (elle doit être communiste, cette brave enfant), se penchait à présent comme pour se gratter les orteils, tout en faisant frétiller son popotin.
un type à la trentaine bedonnante, affublé d'un t-shirt blanc trop moulant et d'un jean trop serré et trop taille basse, se déchaînait au milieu de la piste avec des airs de dernier de la classe d'aérobic qui a mal appris les mouvements...
un lourdeau accostait une fille avec une ligne d'accroche génialissime: "comment tu t'appelles?" (ciel, nous voilà revenus en maternelle! pourquoi pas "tu veux partager mon goûter, dis?")
la folle fille à côté attrapait tous les bouts de papier qui lui tombaient sous la main et griffonait frénétiquement un compte rendu de cette soirée poilante, finalement, et pensait en soupirant d'aise à la perspective réjouissante du déjeuner du lendemain avec son chéri ;)


* photo non contractuelle: ça, c'est le pacha à son heure de gloire, maintenant à ressemble plus à un grand hangar blanc avec une poignée d'adolescents, et une autre poignée d'adolescents (dans leur tête)... et des serveurs obligés de danser pour faire croire que c'est toujours un endroit où on peut s'éclater... triste

Fait au Pacha de Marrakech, le 26/06/06, à 02:47, sur des tickets de caisse, de navette d'aéroport, et de métro (que dieu bénisse mon habitude de ne jamais jeter les papiers inutile, sinon cette expression de mon génie n'aurait jamais pu voir le jour!) (et que dieu bénisse ma modestie sans limites, aussi, par la même ^^)

jeudi 13 juil. 2006

Stage d'entraînement pour mâles humains.

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Important : Stage d'entraînement pour mâles humains

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A cause de la complexité et des difficultés de compréhension des thèmes abordés en cours, ne seront admis qu'au maximum 8 hommes par session ;
Possibilité d'intégrer la formation continue ;
Redoublement envisageable pour les plus récalcitrants.
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THEME 1 :
le
fer à repasser : du lave-linge jusqu'à la penderie, un procédé mystérieux

THEME 2 :
découverte sur les
risques encourus lors du rangement : il n'y en a pas ! (démonstration avec diapositives à l'appui)

THEME 3 :
toi et l'électricité : avantages économiques du
recours à un technicien compétent pour les réparations (même les plus basiques)

THEME 4 :
scientifiquement prouvé : cuisiner et jeter les ordures ne provoque ni impotence ni tétraplégie (travaux pratiques)

THEME 5 :
pourquoi ce n'est pas un crime de lui offrir des
fleurs même si tu es déjà marié ou en concubinage avec elle depuis plusieurs années

THEME 6 :
le
rouleau de papier toilettes : le papier toilettes naît-il dans le porte-rouleau ? Comment l'installer ? (exposés sur le thème de la génération spontanée)

THEME 7 :
comment rabaisser la
lunette des toilettes pas-à-pas. (téléconférence avec l'université de Harvard)

THEME 8 :
pourquoi il n'est
pas nécessaire d'agiter les draps après avoir émis des gaz intestinaux (exercices de réflexion en couple)

THEME 9 :
les hommes qui conduisent peuvent-ils
demander des renseignements aux passants lorsqu'ils sont égarés sans risquer de paraître impuissants ? (témoignages)

THEME 10 :
faire une valise :
incompétence innée ou déficience mentale progressivement acquise ?

THEME 11 :
le lave-linge : ce grand inconnu de la maison (j'apprends petit à petit : bouton marche/arrêt, distinguer le blanc des couleurs, choisir le programme de lavage approprié, etc.)

THEME 12 :
est-il possible d'uriner
sans arroser hors de la cuvette ? en ayant levé la lunette des toilettes au préalable ?(exercices pratiques en groupe)

THEME 13 :
différences
fondamentales entre le panier à linge sale et le sol ou sous le lit (exercices pratiques en laboratoire)

THEME 14 :
l'homme dans le
rôle du passager : est-il génétiquement possible de ne pas parler, faire des reproches ou s'agiter convulsivement tandis qu'elle se gare ?

THEME 15 :
le bol du petit-déjeuner :
lévite-t-il de lui-même jusqu'à l'évier ? (séance d'exercices dirigée par David Copperfield).

THEME 16 :
peut-on être une personne sans avoir le
contrôle de la télécommande ? (démonstration hypothétique)

THEME 17 :
communication extrasensorielle : exercices
mentaux afin que, lorsqu'elle vous dit que quelque chose est dans le tiroir de la commode, vous ne demandiez pas dans quel tiroir et dans quelle commode ?

THEME 18 :
réactions et self-control (exercices d'entraînement à l'accompagnement au
centre commercial sans protestation)

THEME 19 :
l'écosystème maison : les
canettes de bière ne savent pas ramper d'elles-mêmes jusqu'à la poubelle (exercices avec diverses marques et dimensions)

THEME 20 :
comment lutter contre l'
atrophie cérébrale : vous pourrez enfin vous souvenir des anniversaires, dates importantes, etc...

THEME 21 :
comment
apprendre à trouver les choses en les cherchant au bon endroit, avant de tout mettre sans dessus-dessous et en poussant des hurlements sauvages.

NB: ceci n'est pas à prendre comme une insulte par mon mâle humain préféré... Sinon j'ajouterai un Thème 22: développement du sens de l'humour: comment ne pas se vexer comme un pou!

Article trouvé sur je ne sais plus quel skyblog (hihi, je mets cette phrase-ci en tout petit, vive la mauvaise foi!!)

La danse du coup de boule!

Pic06334



Mieux vaut en rire qu'en pleurer...


Un grand merci à Blaise pour la photo et la chanson (c'est cool les mailing lists ^^)

dimanche 21 mai 2006

25 choses qui vont me manquer de ma vie à Menton

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Dans une semaine jour pour jour inchallah, je serai dans mon avion pour Marrakech, laissant ma vie mentonnaise derrière moi pour toujours. Nouveau départ, je déménage mon blog, mais je n'oublie pas le passé...

Comme toujours, avant les grands départs, on s'accorde un petit regard en arrière. Je vais donc essayer de dresser une petite liste des choses qui vont me manquer de ma vie mentonnaise.
Attention, certains points de la liste sont à prendre au premier degré, d'autres au second etc...

1. Me nourrir de produits super hard discount genre "Marché U", "Bienvu", "GrandJury" etc, dans mes fins de mois difficiles (surtout les 30 derniers jours...)
2. Aller à la plage de galets-qui-n*quent-les-pieds, et regarder les vieilles sexagénaires faire du "taupelaisse" (topless pour les incultes ^^), exposant une poitrine superbe qui rappelle étrangement des poivrons verts grillés
3. Rougir quand Stéphane (le gestionnaire du foyer) me monte mon Cosmo (eh oui, mademoiselle est abonnée, faut bien s'occuper, à Menton) qui titre sans vergogne "Sexe: moi dessus! moi dessus!"
4. Slalommer sur les trottoirs pour éviter les crottes de chiens
5. Voir une super jolie vue de ma fenêtre (sérieux, une super belle vue sur la mer pour un loyer de *40 euros, vous trouvez ça souvent, vous?)

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6. Lambiner toute la journée devant mon ordi, en me demandant quand le clavier va fusionner avec mes cuisses et devenir un organe de mon corps
7. Passer ma journée à me dire "faut que je fasse mes valises, faut que je fasse mes valises", et me rendre compte qu'il est déjà 21 heures et que de toute façon je suis fatiguée de taper sur mon ordi et de regarder par la fenêtre (ben ui, la belle vue!)
8. Faire des escapades à Monaco qui me coûtent 2€40 en tout (je connais pas beaucoup de gens à part les Mentonnais possédant une carte 12-25 qui peuvent faire ça...)
9. M'émerveiller quand je rencontre une personne de moins de 60 ans
10. Vivre dans une ville essentiellement composée d'une promenade maritime et de marches
11. Me plaindre toute la journée de vivre dans une minuscule bourgade pourrie
12. Les chorés de YMCA à 3 heures du matin avec ma voisine bien aimée Ranya
13. Les chants soviétiques dans la rue avec ma camarade adorée Yulia
14. La lessive: descendre à la buanderie par un escalier de secours tout rouillé, affronter un boxer albinos géant et baveux qui a une passion amoureuse pour les paniers à linge, et faire sécher ses habits 3 fois avant que ça sèche...
15. Ne pas avoir la télé et ne même pas savoir c'est quoi le dernier clip de 50 Cent (bon, j'avoue, ça je m'en fous un peu... ok je m'en fous complètement!)
16. Devoir tenir compte des déambulateurs dans le trafic routier (non, j'ai pas de voiture, mais je voulais absolument dire ça...)
17. Faire des études absolument ennuyeuses où le Dieu absolu est l'exposé en 10 minutes (et Charles de Gaulle aussi...)
18. Le bruit du chantier en bas de ma fenêtre... (c'est horrible, on dirait une chanson de Sean Paul!!)
19. Les visioconférences de Dominique Strauss Kahn ( et ) qui lit comme un robot les notes préparées par son adjointe, en pensant à son déjeuner
20. Les 36 exposés par semaine
21. Le bouquet de roses que j'ai laissé sécher tel quel sur mon étagère (je veux pas m'en séparer de celui là je l'aime trop :'( )
22. Les navettes Menton-Aéroport Nice Cote d'Azur avec l'excitation qui me noue le ventre à l'idée de revoir ma famille mes amis mon chéri (mais bon, je devrais retrouver ça l'an prochain avec l'orlyval...)
23. Recevoir des emails de Karl Marx (ici)
24. La fête du citron, et tous les trucs au citron (vitrines de liqueurs, sorbets, granitas, papiers à lettres, poignées de portes etc.)
25. Le marché U, le Shopi, le Shlecker, le foyer, la plage, le soleil, les nuages, le vent, mes amies, le chien albinos qui aime le linge, ma chambre minuscule, le fait que Menton soit une ville de merde, les illimités orange avec FZ, les illimités SFR avec Le3zaoui, les pas du tout illimités Maroc Télécom avec mon chéri, les journées qui commencent à midi et demie, le bordel dans ma chambre, le réfectoire où je n'ai droit qu'à une demie étagère de frigo, mes babouches bleu turquoise qui traînent par terre...

Merde! c'est fou comme on s'attache à un mode de vie

Menton, on se reverra!

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juillet 2008

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