jeudi 25 oct. 2007

Keep out

Calvinbadmood

De mauvaise humeur, déprimée, mal aimée et superflue.

Indiviu potentiellement dangereux si voit autre personne heureuse et souriante.

Ne sait pas pourquoi est d'une humeur de chien.

jeudi 15 févr. 2007

For my special someone

Joyeuse Saint Valentin au Valentin de ma vie!

Valentine

mardi 22 août 2006

D'un bleu d'outre tombe

Vendredi, le soleil est à son zénith.
Elle et moi, en voiture, jellabas noires, foulards noirs, chaussures noires. Les yeux cerclés de noirs, comme Elle le voulait.
Elle avait demandé à ses filles de porter du Khôl le troisième jour de sa mort.  Et elle ne cessait de nous répéter: le mort ne sortira de la maison que lorsque retentira le premier éclat de rire.

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Nous approchons du cimetière Rahma, près de Casablanca.
Ma soeur se tourne vers moi: "Bon écoute Meriem, deux choses:
-premièrement, on ne pleure pas
-deuxièmement, on ne tarde pas"
Je regarde devant moi: "ok"

On s'approche. Ca faisait bientôt dix ans que je n'avais pas mis les pieds au cimetière, mais je sais qu'on y est.
Comment? La tour d'une mosquée, et des nuées de mendiants.

On s'engage dans le parking, un gardien surexcité sautille comme une pile électrique pour placer les voitures.
On n'est pas encore descendues de la voiture, des mendiants nous assaillent.

Parasites du Vendredi

On stationne, un petit garçon nous propose des bouteilles d'eau de fleur d'oranger. Ce qui me frappe, c'est que ce sont de toute évidence des vieilles bouteilles de bière recylées.

Quelle ironie...
On les prend quand même, Elle aimait ça, Ma Zhar, une des odeurs du paradis.

Ensuite, c'est des figues séchées qu'on me propose. Non, merci, ça m'ouvre rarement l'appétit, l'odeur de poulets en putréfaction.

Puis des téléphones portables, puis des jeans, puis des chaussures.

STOP, c'est bien le cimetière?

Direction la porte. Une horde de parasites nous barrent pratiquement le chemin, Sadaqa Lillah.

On s'engage dans l'allée. On cherche fébrilement la tombe, on a peur de ne pas savoir la retrouver, ça fait si longtemps qu'on n'est pas allée la voir, Lalla. Une vague de culpabilité nous surbmerge.
On cherche, on passe devant des tombes ornées d'une toute petite pierre aux inscriptions à moitié effacées, d'autres ornées de marbre, et d'autres à la terre encore battue, sans aucune pierre ni inscription.

"Dis, celles là, elles ont moins de quarante jours, c'est pour ça qu'elles n'ont pas de pierre, et que rien n'est construit dessus?"
Elle me regarde douloureusement et répond:
"Non, ce sont des gens qui sont oubliés ici. Personne ne leur rend visite, on ne connaît même pas leur nom".
"Non, c'est pas vrai? Je veux dire forcémment quelqu'un doit..." A son expression, je comprends que c'est vrai, et je continue ma proggression.

Le voilà, le numéro. Choc. La tombe est ornée d'une petite pierre toute effacée, mais surlaquelle on distingue toujours un nom. Celui d'un homme.

"Mais ça peut pas être sa tombe, elle était grande, construite et en marbre!! je l'avais vue!! je l'avais vue!!"
"Oui, calme toi, on va appeler Maman pour vérifier le numéro"

A ce moment là, un jeune garçon nous fait signe:
"Fatma Mouden? en marbre? elle est là, les numéros se répètent chaque année."

On le suit, soulagées. Devant la tombe de Lalla, la matriarche, une chape de plomb nous tombe sur le coeur. Je la regarde, les yeux écarquillés, et n'arrive pas à croire que je l'ai laissée tomber pendant presque dix ans.
La dernière fois que je me suis tenue devant cette tombe, j'étais une fillette de neuf ans, et je pleurais à chaudes larmes de voir Maman pleurer, et de comprendre que plus jamais Elle ne me raconterait ses contes fantastiques, recroquevillée avec moi et mes cousins sous une couverture géante.

Et me voilà de nouveau devant Elle, me demandant ce qu'elle pense de moi à présent. Elle m'appelait toujours sa petite princesse, son petit mannequin.

Je n'ose pas regarder ma soeur. Quand je tourne les yeux vers elle, discrètement, c'est un visage défait que je rencontre, la face d'un enfant dévasté par la perte de sa Lalla. Elle éclate en sanglots ardents, à quoi bon jouer la comédie des femmes mûres et fortes.
Je la serre dans mes bras, je l'ai toujours dépassée d'une tête, elle m'a toujours dépassée de neuf ans.
Mes joues sont inondées, mes larmes sont noires.

"Je sais qu'on finira tous par mourir, et que Dieu la voulait près de lui, mais je la voulais près de moi aussi..." Et elle se tait, un peu choquée par ses paroles casi-blasphématoires.

Nous lisons les quelques versets de Coran que nous connaissons, en deux minutes c'est fini.

Des gens à quelques tombes de là lisent d'autres versets, assistés par le pseudo Fqih que nous avions refusé avec véhémence quelques minutes plus tôt. Ils nous voient, le visage ravagé, deux silouhettes noires sous le soleil brûlant, deux paires de joues blanches sous les larmes brûlantes.

Nous arrosons sa tombe du Ma Zhar, puis mon regard se dirige vers ses voisins. Certains n'ont pas de pierre, d'autres sont envahis par les mauvaises herbes.
Un petit palmier a même poussé sur une tombe voisine. Je me tourne vers eux, et les arrose.

Lalla disait toujours que les voisins sont de la famille.

L'eau épuisée, on s'approche de sa pierre, et on dépose un baiser dessus.

Sur le chemin du parking, le soleil nous brûle, il brille dans le ciel impitoyable.

Un ciel bleu d'outre tombe.

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jeudi 13 juil. 2006

Des nouvelles

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Le tas de gribouillis n'est pas encore tout à fait harmonieux, loin de là...
Mais j'en ai marre de négliger mon petit blog chéri! Alors j'ai décidé de donner de mes nouvelles à mes fans en détresse (ça fait toujours du bien de se remonter le moral ^^)

Appart à casa: trouvé
Concours de Comsup: réussi et majoré ^^
Inscription à Comsup: dossier en cours de dépôt
Impression d'avoir un mot à dire sur ma vie: absente
Envie que l'été se termine et que l'année universitaire commence: pressante

Voilà, c'est assez sommaire, mais je reviens bientôt inchalah pour quelques récits de vacances!

jeudi 15 juin 2006

                           

                           Mess

Je reviens, le temps de faire de ce tas de gribouillis quelque chose d'un peu plus harmonieux.

Dîner avec Le3zaoui, Onetekila et Sanaa: Super, merci ;)
Déjeuner avec Houda: en cours de préparation...
Inscription à Comsup': en cours
Appartement à Casa: pas encore trouvé
Désordre dans mes idées: état avancé

Enfin bref, quelques nouvelles pour les deux lecteurs et demie qui s'intéresseraient à ce que je fais en ce moment.

Pour le moment, il faut que je freine un peu sur le blogging et me concentre un peu plus sur ma vie, apparemment y'a pas mal de choses à régler sur tous les plans....



mercredi 31 mai 2006

Il est onze heures, Tanger s'éveille...

                                                                     

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Bon, soyons sincères, c'est plutôt "Il est onze heures, Meriem s'éveille..." Mais si on ne peut même plus faire la grasse mat' (et être de mauvaise foi) pendant les vacances, où va le monde?

Voilà trois jours que je suis rentrée chez mon pôpa et ma môman, je n'ai encore rien écrit, bien trop occupée à revivre l'été de mes treize ans (faire la grasse mat', écouter en boucle "say my name" des Destiny's Child, sortir avec Tiesto (pas le DJ, le chien de ma soeur) etc.).
Mais bon j'ai pris conscience que ça c'était bon il y a six ans, mais que là c'est l'été de mes dix neuf ans,  donc il faut vivre ça comme l'été de mes dix neuf ans... (faire la grasse mat', écouter en boucle "hips don't lie" de Shakira, sortir avec Tiesto (pas le DJ, le chien de ma soeur) etc.)

J'ai l'impression que Menton, c'était il y a vingt ans... Depuis que j'ai posé le pied à l'aéroport Menara de Marrakech (et fait une heure de queue pour un petit tampon à la con sur mon passeport, tu parles de la ville la plus accueillante du Maroc... tssk!), tout s'est précipité... je me suis faite kidnapper par le grand méchant Lebaroude, j'ai débarqué sans prévenir chez ma tante à Casa (ben oui, on est au Maroc ou on n'est pas au Maroc, bordel??!!), j'ai fait 6 heures de train avec 40 kilos de bagages pour rentrer chez mes parents (je commence à peine à me remettre des courbatures que toutes ces étapes m'ont données... bon ok surtout la première et la dernière)

Mais comme je n'ai pas encore mis les pieds au Café Hafa, je considère que je suis pas encore arrivée à Tanger...  Par conséquent (waw du vocabulaire O_o), en attendant le grand come back de mon inspiration génialissime, je vais aller sortir Tiesto (pas le DJ, le chien de ma soeur)

^^

mardi 23 mai 2006

Nuit blanche, poussière et valise.

Valisesentree



 

Regardons les choses en face. Il est 5 heures 06, et votre humble serviteuse s'installe à peine devant son ordi pour commencer une note en écoutant Casse-Noisette.
What's up with the universe??
Je viens de m'offrir le luxe d'un grand ménage dans ma chambre. J'adore ranger. Non, en fait j'adore jeter plein de trucs en me demandant pourquoi diable je les ai gardés. Du coup j'ai le nez qui me gratte, pas d'avoir jeté des trucs, mais d'avoir soulevé des quintaux de poussière amoureusment amassés au fil des mois...
Je regarde ma chambre, et c'est toujours pas ordonné, je trouve. Ma chambre à moi ne sera jamais rangée. J'ai toujours été une fille bordélique, et je l'ai toujours revendiqué...  J'ai toujours adoré laisser traîner mes fringues sur le dossier d'une chaise jusqu'à ce que ça forme un Everest vestimentaire, laisser traîner mes cahiers et mes livres en vrac sur mon bureau jusqu'à ce que ça ressemble à rien, juste un enchevêtrement qui donnerait des boutons à tous les rangement-addict.

Enfin bref, on parle de la Meriem actuelle, pas de l'ancienne Meriem. Mais en fait, est-ce que j'ai tant changé que ça? Ce soir, avant le grand ménage, mes chaises ressemblaient à des Everests, et mon bureau faisait peur...

Et l'autre qui continue à chanter... (Juste pour expliquer, je suis plus sur Casse Noisette là, passons plutôt à Pink Floyd)
 


Hey you, out there in the cold
Getting lonely, getting old
Can you feel me?
Hey you, standing in the aisles
With itchy feet and fading smiles
Can you feel me?
Hey you, dont help them to bury the light
Dont give in without a fight.

Ah ouais, ils ont raison, Pink Floyd ^^  Don't help them ot bury the light --> la lumière de l'ordre dans ma chambre... Don't give in without a fight --> il faut lutter contre le bordel

Hey you, out there on your own
Sitting naked by the phone
Would you touch me?
Hey you, with you ear against the wall
Waiting for someone to call out
Would you touch me?
Hey you, would you help me to carry the stone?
Open your heart, Im coming home.

Ouais, bravo, vous avez deviné, j'attends Mary Poppins! La salope, elle a dit qu'elle passerait ranger chez moi en claquant des doigts, mais bien sûr elle est en retard (en fait ça fait 18 ans que je l'attends... pffft!)

Oh merde alors, le jour commence à apparaître... Mais bon, je suis au moins contente d'avoir mis à profit une nuit blanche pour ranger un peu...

Bonne nuit... ou plutôt bonne journée pour les normaux!

Aaaaaaaaatchoum!! (beh oui patate, la poussière!!)


Pour ne pas être dérangé par certains détails de la chanson, il suffit de faire commes s'ils existaient pas... essayez, ça marche^^   

PS: les grands amoureux de Pink Floyd vont sûrement m'envoyer des lettres de menaces et autres colis piégés en voyant ce que j'ai tiré de Hey You, mais rassurez-vous, c'est pour rire (et j'étais surtout dans un état second quand j'ai écrit cette note!)

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